L’article d’Hélène WINTREBERT en juin
2008 « Pour l’adulte c’est un soulagement de trouver des êtres incapables
de se défendre, qui croient tout ce qu’on leur dit. Non seulement, ils se
taisent, mais ils se sentent coupables de tout ce dont nous les accusons.
Bon nombre de faits vécus par nous
ou de faits d'actualité, nous prouvent que l'enfant s'adapte à
n'importe quoi, il croit n'importe quoi, puis il oublie. Si ce genre de
pratique ou d'autres pratiques s’installent, spontanément l’enfant va
développer des réactions de protection : timidité, mensonge, caprice,
pleurs sans cause apparente, insomnie, peur excessive….réactions
qui représentent l’état inconscient de défense de l’enfant dont la
pensée n’arrive pas à déterminer une logique dans ses rapports avec l’adulte. Toute
personne en charge de l’éducation d’un enfant doit se poser une question :
comment je vais considérer l'enfant ? Quelle idée j’ai de lui… ? Et non
pas quelles sont ses mauvais penchants et comment je vais corriger ses actes
indésirables ?
Si nous voulons éduquer, nous devons
nous éduquer. Nous devons rechercher nos propres imperfections, nos propres
aptitudes à faire des choses qu'il ne faut pas. Nous devons nous préparer
intérieurement, nous étudier honnêtement, nous devons renoncer à
l’autoritarisme et chasser de nous la colère, ce sont certains des points
fondamentaux en amont de toutes actions éducatives. Cela ne veut pas dire
qu'il faille souscrire à toutes les façons d’agir de l'enfant, ou qu'il ne
faille rien faire pour développer son intelligence et ses perceptions, bien au
contraire, l'adulte doit éduquer en observant, en soutenant, en accompagnant,
en encourageant.
Nous devons changer notre état
intérieur, changer notre attitude d'adulte, qui nous empêche de comprendre
l'enfant »






