Les parents en face de leur enfant
sont des êtres puissants qui disposent de tous les pouvoirs. L’enfant avec son
instinct comprend que s’il pouvait agir à travers eux, son pouvoir serait
immense. Il comprend très vite, qu’il
peut se procurer des avantages, en contraignant ses parents par des caprices.
Il commence alors, une campagne d’exploitation, pour obtenir d’eux bien plus qu’il ne pourrait obtenir par lui-même. Ses désirs sont sans bornes. Après une première victoire, sur eux, il en cherchera une autre, et une autre encore, et plus les parents cèdent, plus il est exigeant.
L’enfant peut aussi agir par la tendresse, la plainte, la prière, par la mélancolie voire la maladie et les parents cèdent jusqu’au moment où ils ne peuvent plus donner, arrivent alors tous les problèmes, et ceux-ci s’aperçoivent qu’ils doivent faire machine arrière et agir autrement. Ils se rendent compte qu’ils gâtent » trop leur enfant.
Ces nombreux caprices ne peuvent pas être corrigés par des cris, des exhortations, des sanctions, ça n’est pas efficace. L’enfant qui fait des caprices, est un enfant qui s’ennuie et pour remédier à cet état, il a recours à ses parents, pour obtenir de l’aide, pour jouer avec lui, pour lui raconter des histoires, lui chanter des chansons et pour exiger toutes sortes de chose.
Les parents en se substituant sans cesse à lui, en lui imposant des aides inutiles, deviennent des esclaves et font régresser leur enfant, les énergies vitales et créatrices de l'enfant sont déviées. Pour changer, la solution est qu’il faut considérer autrement l’enfant et l’aider à vivre. (à lire : Emile ou de l'éducation l'un des meilleurs livres qui ait jamais été écrit), pour les enfants : le requin du bocal
(Un jour, Lili va trouver ses parents. Et elle leur dit: «Je veux… un kangourou!» «Un kangourou ? dit le père. Mais tu n’y penses pas ! Les kangourous sont de gros égoïstes, ils volent les jouets aux enfants!» «Soit! Eh bien alors, je veux… un lion !)








